• Annihilation (le film) - Interprétation(s)

    Quand on apprécie (moyennement ou beaucoup) les films étranges dont on ne comprend pas précisément les intentions/le sens du premier coup (ou même du deuxième), quand un youtubeur cool invite à mater Annihilation, on MATE.

    Et je n'ai pas été déçu. Quand on s'intéresse à un de ces "films ovnis" qu'on ne comprend pas tout à fait mais qui font réfléchir (un peu comme Le Congrès (mais pas aussi abusé)), on s'attend à ce les gens aillent tous de leur petite théorie (ou pas tant que ça, j'ai vu énormément de copier coller aussi).

    Je ne m'y attendais pas mais j'ai vu plein de gens parler d'allégorie de la dépression, de parallèle avec le cancer, mais rien concernant la possibilité dont je vais vous parler ici!

     

    (un copié collé de mon commentaire de sous la vidéo du Fossoyeur);

    [...] Je me sent vraiment à l'ouest avec ma propre version mais je tenais à la partager:

    J'ai remarqué que les "flashback" de Léna (avec son mari) se faisaient beaucoup (si pas que?) lorsqu'elle dort, ou à un moment de relâchement/comas éveillé (on va dire ça comme ça). Je me suis demandé s'il ne fallait tout simplement pas prendre tout son périple comme un rêve. Après tout, on y trouve des trucs cohérents/logiques et d'autres qui ne le sont justement pas du tout (des éléments qui ont VOLONTAIREMENT étés mis de cette façon et pas autrement).

    > C'est coloré, vague... Et puis on a des détails comme les premières plantes que Léna découvre: "elles proviennent toutes de la même branche". Et à peine plus tard on remarque plusieurs choses qui semblent avoir été fusionnées (l'ours avec le crâne allongé et apparent, avec la voix de sa dernière victime. l'alligator avec les dents de requin. la chercheuse qui devient une plante humanoïde. etc). D'ailleurs pour les plantes à l'apparence humaine justement: "ça en prend la forme".
    > Dans un rêve, les émotions, sentiments, souvenirs, prennent forme. Des formes parfois "normales", d'autres fois "mutés"... et elles REPRESENTENT quelque chose (s'agit juste de parvenir à décrypter). D'ailleurs Léna à une autre réplique qui m'a interpellé: "Non ce n'était pas que des choses horribles, parfois il y en avait de très belles".

    > Venons d'ailleurs justement au fait que dans le film, l'histoire soit raconté à partir de souvenirs de Léna. Léna raconte ce dont elle se souvient, et ses souvenirs sont vagues (et les rêves quand on s'en souvient, ils peuvent très souvent être vagues. les raconter sans qu'on nous prenne pas au sérieux, c'est pas une mince affaire).
    > La notion de "reflet" tout simplement. Avec par exemple, les cerfs qui agissent totalement de manière identique, mais avec le deuxième qui a des zones d'ombres sur le pelage. Et qu'on ne vois qu'après le premier.
    > Dans un rêve, on a pas de marqueur de temps. Parfois on se "téléporte magiquement" sans qu'on sache comment ni pourquoi on s'est retrouvé là comme ça. Eeeet... C'est le premier élément dans le début de leur voyage.
    > Les radios pour communiquer, et qui les rattachent au monde en dehors du miroitement: est-ce que ça ne pourrait pas être une façon de parler du "soi dans le rêve" rattaché ou moins (quand pas de rêve lucide) au "soi dans la réalité"?

    Du coup, est-ce qu'il ne s'agirait tout simplement pas d'un cauchemar représentant tout ce que ressent Léna, qui supporte un dilemme: son mari, le fait qu'elle l'ai trompé... Si on suppose que chacune des femmes qui compose l'équipe représente potentiellement une décision qu'elle aurait pu prendre ou un avenir qu'elle aurait pu connaître (la vieillesse, la perte d'un enfant, la maladie)? L'environnement chaotique avec les agressions violente de deux d'entre elle (alors que la troisième s'est juste doucement figée en plante). Le phare avec son mari qui s'est littéralement fait cramé mais existe toujours malgré tout (donc elle le perd, mais en fait pas vraiment. c'est souvent ce que les gens pensent/disent lors d'une rupture: "je l'ai perdu").

    édit: D'ailleurs justement pour la fin du film, en fait j'ai l'impression que c'est une façon de mettre en parallèle ceci: quand on conçois un gosse, il devient un peu le reflet de nous même (on lui transmet nos gênes, on l'éduque et on lui inculque nos valeurs, etc). Sauf que: comme on a cette tendance à l'autodestruction, on lui transmet ça aussi. Léna et son mari ont peut-être eut des problèmes autre que la fameuse tromperie: la conception possible d'un gosse (?)

    Tout n'est pas clair, j'en suis navré! :'D Mais c'est une piste de réflexion que j'ai eut! (j'avoue que j'espère avoir quelques retours pour en discuter parce que le domaine onirique c'est mon dada. *^*)

     

    Le rêve coexiste avec la réalité.


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