• Coulisses

    Ces personnages ne sont utilisable que par son créateur (moi autrement dit), merci de les laisser là où ils sont. :] Si je les postes ici, c'est par envie. Si vous souhaitez donner vôtre avi, n'hésitez pas~

    Ils ont été utilisés pour divers RPG (de véritables RPG, Des mini...).

     

     

  • brouillons (en attendant qu'eklablog arrête de PUTAIN DE BUGUER)

    brouillons (en attendant qu'eklablog arrête de PUTAIN DE BUGUER)  brouillons (en attendant qu'eklablog arrête de PUTAIN DE BUGUER)

    Nom: Azraël Raccah
    groupe: civil 
    Age: 23 ans
    Nationalité/origines: Tunisien/ mère européenne (armée) - père tunisien

    avatar: Jafar - Magi: the labyrinthe of magic

    Caractère:

    Léthargique_ A force de baigner dans le luxe et -accessoirement- les odeurs d'opiums diffusés dans le palais de Solal, Azraël est devenu un garçon traînant. Non pas qu'il soit partisan du moindre effort, ne vous méprenez pas: il est simplement lent. Un véritable escargot qui réfléchi et avance à deux à l'heure. C'est toutefois ce qui en fait un homme particulièrement doux et sympathique. Car en plus d'être calme et à l'écoute, sa simple présence -bien que souvent effacée- saurait apaiser même un personnage au tempérament explosif. C'est naturel chez lui. Sa voix, ses mimiques, sa façon de percevoir les choses... autant c'en est exaspérant, autant on ne refuse pas son épaule lorsqu'il propose son soutient.

    Bienveillant_ Outre sa maladresse notable et ses côtés parfois envahissants, Azraël recherche perpétuellement des moyens de s'adapter à ses interlocuteurs pour leur confort. Forcément, il a beau être très social, le fait de dialoguer reste une véritable épreuve. Trouver les bons mots, cerner la personnalité des gens, jauger ce qu'il peut dire ou ne pas dire... ça demande de connecter plus de trois neurones. Tâche ardue pour un demeuré profond. Il comprend vite hein! Faut juste expliquer longtemps.

    Franchise enfantine_ A défaut d'être fichu de s'exprimer dans un dialecte correct, on ne pourra pas reprocher à monsieur de toujours faire preuve d'honnêteté quand il arrive à aligner trois mots! Bien sûr le but n'est pas de blesser, au contraire. Azraël ne comprend simplement pas les choses comme tout le monde. Ce fabuleux concept qu'est le tact lui est parfaitement inconnu. Ainsi, lorsque une chose lui déplaît il pourra en dire que c'est "laid", mais ce ne sera pas purement subjectif. D'une façon, sa naïveté joue beaucoup là dessus. Il se veut être agréable mais n'aime pas l'idée de mentir. Parce que mentir, eh bien.. c'est mal. Et les trucs mauvais on les chasse de notre quotidien à coup de balais dans le derrière!

    Lassitude facile_ C'est probablement ce qui aura le don d'en agacer plus d'un. Avec ce bonhomme là, sans patience, il vous faut au minimum des nerfs en adamantium doublé de béton armé. En effet, Azraël ne fait pas parti de ceux possédant une volonté inébranlable. Il n'est pas spécialement impliqué dans ce qu'il peut entreprendre puisque la fatigue s'empare aisément de sa petite personne. Sans doute un revers de sa mauvaise santé? Là encore il ne faut pas confondre avec la fainéantise. Il faut juste lui demander clairement et explicitement de se bouger le train pour obtenir des résultats.

    Ultra tactile_ Pays différent, lois divergentes, moeurs opposées... sans l'éducation appropriée son évolution était prévisible: le blanco sur pattes a développé une certaine addiction. Tantôt on lui fera le reproche, tantôt on le laissera agir à sa guise. Tout dépend de l'ouverture d'esprit de son entourage en fin de comptes. Car si certains se foutent d'être enlacés par un type random, d'autres pourraient se sentir mal à l'aise ou pire; le percevoir comme malsain. Hors, ce n'est absolument pas son état d'esprit. Pour Azraël développer des liens avec les gens sans pouvoir les approcher ni les toucher même du bout du doigt... c'est inconcevable.

    Anesthésie émotionnelle_ Découlant directement des traits léthargiques de son caractère, le fils Solal se trouve être une véritable passoire: il filtre tant et si bien les flots de méchancetés que certains peuvent déverser, qu'on le compare occasionnellement à un insensible. Le jugement de ceux là est biaisé, voire faussé: le seuil de tolérance d'Azraël est juste assez élevé. Il n'accorde de crédit qu'aux gens qu'il estime vraiment.

     

    Physique:

    Azraël est aisément reconnaissable au milieu de la foule, et pas uniquement de par ses tenues originales. Le Tunisien arbore une couleur de cheveux argenté quasiment blanche, due à une dégénérescence de la pigmentation de ses racines. Très probablement causée par son ataxie. Une autre conséquence de ce handicap sont la teinte décolorée de ses yeux autrefois complètement bleutés. Avec en prime une silhouette fine et une taille ne dépassant le mètre soixante treize, on peut dire qu'il n'en imposera jamais de par sa stature. En revanche l'avantage d'arborer des traits aussi fins est l'image fragile qu'il renvoie de lui. Il a tendance, inconsciemment, à réveiller les instincts protecteurs des gens quand il ne leur donne pas envie de le secouer comme un prunier.

    En observant avec attention, on remarquera aussi que le jeune adulte entend et voit moins bien que les gens de la norme, surtout sans aide et dans des endroits bruyants et très ouverts. Cela dit, ça ne le dérange pas tant puisqu'il n'est pas du genre à beaucoup sortir de chez lui...

     

    Histoire:

    La clochette du bar-tabac retenti dans la petite salle quasi-déserte. Azraël pointait timidement le bout de son nez curieux dans la bâtisse avant d'en passer le seuil. En deux pas, il rejoignait le comptoir derrière lequel se trouvait un barman à l'air méfiant. Jamais le travailleur n'a encore eut le loisir de servir pareil client. Enfin, client, c'était vite dit. Tandis que le jeune homme prenait place sur l'une des chaises hautes, l'autre croisait les bras en esquissant un rictus:

    - La foire c'est pas ici, c'est la rue d'à côté.

    La réplique tirait Azraël de ses songes:

    - Oh, non... je cherche un travail.

    Là, le barman restait bouche bée:

    - Plait-il?

    La mine désemparée de son interlocuteur lui parut injustifiée, alors, dans une moue boudeuse, le plus jeune poursuivit:

    - Bah oui, un travail. Tu recrutes pas des serveurs ici, monsieur?

    L'aîné manquait d'échapper un rire. Tout en attrapant un verre qu'il déposait sur le comptoir, il tentait une approche différente:

    - Tu sais quoi gamin -il se mit à le tutoyer en comprenant à quel genre de type il avait à faire- tu vas boire ça et me raconter pourquoi t'as l'air d'un comateux sorti d'un de ses rêves étranges qu'on fais parfois après s'être enfilé un peu trop de coke.

    - Oh, bah, c'est si gentiment proposé...

    Ainsi débutait le récit d'Azraël.

    Ses origines bien qu'inconnues, restaient pourtant bien inscrites dans son Histoire. Né de l'amour d'une étrangère de l'armée européenne et d'un tunisien de basse extraction, le garçon a été confié à un orphelinat du pays à sa naissance. Sa mère n'aurait pas assumé pareille charge et son père n'avait absolument pas la fibre paternelle. Leur décision a donc été la plus judicieuse. Cependant, malgré leur bonne intention, le couple ne pouvait pas s'attendre à ce que la maison d'accueil s'embrase six ans plus tard. L'incendie accidentel a eut lieu durant une nuit particulièrement mouvementée. Tous furent dépassés par les événements. Les tuteurs ayant dû porter leur attention sur une quinzaine de gamins dont trois handicapés physiquement et incapables de se débrouiller pour débarrasser les lieux dans la hâte, Azraël à pu se perdre dans la foule entre-temps. Sa peur quant aux flammes qui déchiraient le bâtiment dans lequel il a grandi, lui on fait prendre la fuite.

    Deux grands hommes l'attendaient au tournant évidemment. Tout s'enchaînait ensuite à une vitesse trop importante pour qu'il se souvienne des détails. L'enfant, maigrelet à l'époque, a littéralement été vendu en pâture à un parfait inconnu. Ce dernier a croisé par hasard son regard et décidé qu'il serait incapable de l'imaginer mourir de faim, qui sait? Car cet effrayant barbu s'est finalement révélé être un riche marchand, bienveillant en prime!

    Quoique, bienveillant dans la limite ou il restait parfaitement obéissant.

    Malgré ses potentiels accès de colère, Solal fut comme un père durant plusieurs belles années. A un détail près: Azraël, en grandissant, ne se rendait pas compte du comportement de l'adulte. Déjà d'ordinaire le chef de famille se plaisait à le garder contre lui en passant sa grande main dans ses cheveux argentés. Il lui répétait que dans ce pays qu'est le leur, être aussi pâle de peau était symbole de pureté. Il refusait donc logiquement de le laisser sortir du palais trop longtemps, de crainte qu'il ne prenne un coup de soleil. La naïveté d'Azraël lui a complètement fait intégrer ce principe. Le premier grandissait à vue d'oeil, le second vieillissait et s'attachait un peu trop à son protégé. Tant et si bien que même passé ses quinze ans, si l'adolescent avait besoin de se rassurer en dormant dans son lit il ne refusait jamais. Solal n'était heureusement pas excessif, et il ne se serait jamais permis d'aller trop loin. Ternir la lumière de ses jours? Ses propres domestiques n'avaient d'ailleurs pas intérêt de l'approcher de trop près.

     

    - Sérieux?

    Le barman, en dépit de ses efforts pour rester poli, ne pouvait se retenir de grimacer de dégoût. Ces sales types qui profites des gamins comme ça, c'est... argh.

    - Il est gentil, vous savez. Je l'aime bien moi... -je peux prendre un bonbon?-

    - Mais c'est pas la question! tss.. -ouai, si tu payes.-

    Le jeune homme pu donc reprendre un autre point de son passé tumultueux.

    Il faut dire que même sans avoir une éducation et enfance normale, il y a des signes qui ne tromperont pas à propos de sa santé. Azraël, alors âgé de plus de dix ans, éprouvait parfois des difficultés à se repérer dans l'espace autour de lui. Ou, plutôt, ses neurones ne s'agitaient pas correctement, donc il n'était pas rare pour lui de mal exécuter un geste. Son bras pouvait brutalement se jeter sur le côté alors qu'il avait dans l'idée d'attraper un verre d'eau. Il pouvait aussi parfois brusquement serrer son poing à s'en faire blanchir les jointures pendant quelques secondes alors qu'il espérait reposer son bras sur la table, près de son assiette. Plus petit encore ce type d'interaction lui arrivait, mais elles étaient moins courantes, moins violentes et moins remarqués.

    Tantôt Solal s'en inquiétait, tantôt cela lui donnait d'autres raisons de le renfermer davantage avec lui. Ce n'est qu'au risque de le voir se blessé qu'il l'a finalement conduit à être diagnostiqué. Azraël supportait une ataxie cinétique depuis sa naissance.

     

    - Ouhla, je pige mieux tes airs bizarres.

    - Ah bon?

    Soupire lassé du barbu, qui lui servait une deuxième boisson. La première aurait dû lui coller un sacré coup de fouet mais son interlocuteur restait léthargique, à sa surprise. Comment était-ce possible?

    Enfin. Il est des mystères dans le monde, qu'on ne peut expliquer.

    Solal, en riche marchand qu'il est, ne pouvait pas laisser passer une offre aussi conséquente que celle qu'un japonais venait de lui faire. Le maître Raccah entamait donc l'apprentissage de la langue et la faisait enseignée à son fils adoptif. Peu importe ses difficultés, le gamin devrait s'adapter. Hors de question qu'il l'abandonne a ce pays. Azraël le suivrait. Une domestique ou deux aussi, peut être. Ses favorites. L'année suivante filait à une allure impressionnante. Déjà, a peine débarqués dans leur nouvelle région, la petite famille s'estimait heureuse de n'essuyer aucun massacre dû à la journée hurlante. Ensuite, Solal à choisi de se marier pour affaires. Sa femme lui plait, mais il reste plus attaché encore au gamin. Ce dernier sera donc jalousé par la dame, qui, depuis lors, se donne du mal pour le maintenir à distance.

    Sept ans encore après elle ne l'accepte toujours pas, et son père tant admiré se lasse petit à petit de lui. S'il ne se bougeait pas pour prendre son indépendance qui sait s'il n'allait pas finir à la rue..?

     

    - Dur. M'enfin c'est la vie, désolé. Moi je recrute pas.

    - C'est pas grave, voyons.. t'es mignon, merci de m'avoir écouté.

    - De.. quoi?

    Le barman fut incapable de réagir à cette appellation aussi familière, alors, bête, il a observé le jeune homme déposer l'argent pour les verres et le bonbon avant de quitter les lieux. La porte se refermait sur son sourire.


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